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50 % des bénéficiaires potentiels boudent le RSA

Article publié le 10/07/2012 à 18:31

Une enquête de la caisse nationale des allocations familiales (CNAF) révèle que près de la moitié des personnes qui devraient bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) ne le reçoivent pas. Selon la CNAF il s'agirait d'une méconnaissance du dispositif.

50 % des bénéficiaires potentiels boudent le RSA

Environ 1,7 million de personnes concernées

D'après une étude de fin 2010, début 2011, 1,7 million de personnes sont éligibles au RSA et n'en sont pas bénéficiaires.

Pour la CNAF, à l'origine de l'étude, le taux de « non-recours » au RSA socle (revenu minimum pour les personnes sans ressources comme le RMI) était de 35 % en moyenne, tandis que le taux de « non-recours » au RSA activité (revenu minimum qui complète un petit salaire) atteignait 68 %.

Le sondage montre que 48 % des foyers éligibles pauvres n'ont pas demandé le RSA contre 70 % des ménages éligibles au-dessus du seuil pauvreté.

Selon l'organisme, qui a déjà versé environ 8 milliards d'euros de RSA à près de 2 millions de foyers, c'est un montant de « 432 millions d'euros » qui n'a « pas été distribué » en 2010.

Un dispositif peu connu

La CNAF estime qu'il s'agit en partie d'une méconnaissance du RSA. « La méconnaissance du RSA, ou sa mauvaise connaissance explique pour l'essentiel le non-recours à la prestation ».

D'après l'étude, parmi les foyers éligibles au RSA, mais qui ne le touchent pas, 54 % estiment « connaître le RSA », 35 % disent l'avoir déjà touché par le passé et 11 % ne le connaissent pas.

De plus, au sein des 54 % qui connaissaient le RSA sans le percevoir, 19 % étaient « sûrs de ne pas pouvoir en bénéficier », 28 % ne pensaient pas pouvoir en bénéficier « mais n'ont pas creusé la question » tandis que 7 % étaient paradoxalement « sûrs de pouvoir en bénéficier ».

68 % des deux dernières catégories n'ont pas demandé le RSA pour des « raisons reflétant un manque de connaissance » et 42 % ont déclaré « se débrouiller autrement financièrement ».

Selon l'étude, ce sont les couples plutôt que les personnes seules qui ont plus souvent tendance à ne pas demander le RSA, car ils peuvent « avoir le sentiment de mieux se débrouiller financièrement ».

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