Menu Search

Adoption et homoparentalité : 51 % des Français y sont favorables

Article publié le 08/03/2012 à 18:13

Selon un sondage Ifop réalisé pour les magazines "Femme actuelle" et "Enfant magazine", plus de la moitié des Français (51 %) seraient favorables à l'adoption pour les couples homosexuels ainsi qu'à une révision du statu de beau-parent.

Adoption et homoparentalité : 51 % des Français y sont favorables

Une évolution des mentalités encore difficile

Plébiscitée, selon un sondage Ifop publié le 05 mars dernier, par une majorité de Français la possibilité d'adoption pour les couples homosexuels fait l'objet d'un débat régulier.

En 2005 à l'occasion d'un sondage similaire, 46 % des Français se prononçaient en faveur de cette possibilité. Désormais, ils sont 51 %. Une évolution appréciable, mais qui reste néanmoins assez faible.

Ancrée dans le débat présidentielle, la question de l'homoparentalité reste un sujet sensible pour les présidentiables soucieux de ne pas froisser leur électorat.

Selon le sondage, la plus grande majorité de non provient des seniors (59 % des plus de 50 ans sont contre cette proposition), des croyants catholiques (78 % des pratiquants réguliers, 52 % des non pratiquants).

L'enquête fait également état d'un refus de l'adoption par les couples homosexuels, proportionnelle à une préférence politique ancrée vers la droite, des sondés (59 % de contre au centre, 65 % à la droite parlementaire et 70 % au Front national).

Plus que l'adoption, l'égalité des droits en question

Au delà de l'adoption d'enfant, l'égalité des droits entre couples homo et hétéros semble réunir beaucoup plus de citoyens.

Ainsi, 78 % et 79 % des sondés souhaitent une égalité plus forte entre les deux types de couples sur les questions de fiscalité et de droits de succession.

Peu ou pas reconnu le statut homo-parental souffre de graves lacunes législatives, induisant de lourdes inégalités sociales et humaines, difficilement compréhensibles dans une société qui se voudrait ouverte.



Au sujet de la création d'un véritable statut de beau-parent dans les familles recomposées, la proportion de français pour, est passée de 67 % en 2005, à 83 % aujourd'hui.

Cette proposition, abordée depuis de long mois par les associations et organisations sociales et familiales permettrait une meilleure reconnaissance juridique des rapports, droits et devoirs des personnes mariées et non mariées avec les enfants de leurs conjoints.