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Allocations : 160 cas de suspension pour absentéisme scolaire

Article publié le 01/12/2011 à 15:37

D'après Luc Chatel, depuis janvier 2011, 160 familles ont fait l'objet d'une suspension de leurs allocations familiales pour cause d'absentéisme scolaire répété de la part de leurs enfants. Une réussite pour le ministre qui évoque 32 000 dossiers traités.

Allocations : 160 cas de suspension pour absentéisme scolaire

Une menace efficace

Très controversée la validation et l'application de la loi Ciotti depuis le mois de janvier 2011 semble pourtant efficace selon les propos tenus par le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel ce jeudi matin sur I-télé.

Pour mémoire la loi prévoit sous certaines conditions et après plusieurs phase de dialogues, une suspension des allocations familiales pour les familles dont les enfants sont trop souvent absent à l'école. L'état d'absentéisme scolaire  est déclaré à partir de quatre jours et demi d'absence sur un mois.

Plus exactement le décret d'application prévoit qu'en cas d'absentéisme scolaire,le directeur de l'organisme débiteur de prestations familiales est tenu de suspendre, sur demande de l'inspecteur d'académie, le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l'enfant absentéiste".

Perçu comme trop sévère et discriminatoire, ce procédé serait plus dissuasif qu'autre chose eu sens du ministre. Pour ce dernier,  la simple menace d'une suspension des aides suffirait à enclencher un comportement plus responsable des parents via l'entame de discussions. la suspension n'étant effective qu'en cas d'échec d'un deuxième entretien entre les parents, l'administration et le personnel éducatif (inspection académique, chefs d'établissements).

D'après le ministère, 32 309 "premiers signalements" aux parents ont été enregistrés entre les mois de janvier et juin. Pour cette même période, 13 574 familles ont fait l'objet d'un deuxième signalement.  Au final 240 demandes de suspensions auraient été déposées et 165 auraient été effectives.

Pour Luc Chatel, ces résultats sont plus que positif. "Cela veut dire qu'on a résolu 99,5 % des cas uniquement en convoquant les parents. Cela veut dire que la menace d'une suspension des allocations familiales, qui a été très décriée, ça marche. Ça responsabilise les parents, ils se rendent compte qu'ils doivent s'impliquer dans la scolarité de leur enfant, et leur enfant revient à l'école et c'était ça l'objectif" a t-il déclaré.

Pour les opposants, ce système bien qu'efficace reste néanmoins contre nature et constitue de fait un dangereux amalgame entre échec scolaire et familles démunies.