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L'avenir est des plus incertain pour l'hébergement d'urgence

Article publié le 22/07/2011 à 17:49

La situation est des plus difficile pour l'aide sociale d'urgence. Faisant face à une réduction drastique de ses moyens tant financiers que techniques, le secteur est plus que jamais en crise. Les organismes se disent de plus en plus inquiets.

L'avenir est des plus incertain pour l'hébergement d'urgence

Une aide indispensables mais considérablement affaiblie

La baisse de 3,3 % du budget alloué à l'hébergement a été en véritable coup de canon pour les services, associations et organismes d'aide sociale d'urgence. Symbole du marasme ambiant, la démission du président fondateur du Samu social de Paris , Xavier Emmanuelli témoigne d'un contexte devenu trop dur à gérer.

Une offre largement inférieure aux besoins

Depuis 2009 les moyens alloués par l'État à l'hébergement d'urgence ne cesse de diminué, le contexte général de crise ayant fait explosé le nombre de sans domicile fixes. Selon la Fondation Abbé Pierre, près de 680 000 français n'avaient de logements personnels en 2010. Parallèlement, le nombre de places disponibles en hébergement d'urgence ne cesse de décroître. En Ile-de-France, il n'y avait ainsi que 13 000 places disponibles en 2010 pour 133 000 sans-abris.

Une stratégie mal établie

Adoptant le concept du "Logement d'abord", le gouvernement souhaite rendre prioritaire ces sans domiciles fixes dans l'accès au logement, un dispositif subsidiaire en somme à l'hébergement d'urgence. Les crédits ont donc été orientés dans ce sens.

Dans ce dispositif, un système d'intermédiation locative est mis en place, avec l'intervention d'une association comme tiers entre l'occupant et le bailleur, permettant ainsi d'assurer le paiement du loyer.

Mais pour les associations plutôt favorables à ce dispositif, le gouvernement est allé trop vite, réduisant les places en hébergement d'urgence alors  que les logements voulus accessibles sont largement insuffisants quantitativement parlant. De plus, l'intermédiation locative n'est pas encore assez développée pour combler ces fermetures.

Une restructuration des crédits lourde de conséquences

Les conséquences de cette restructuration se font lourdement sentir sur le terrain , certaines associations ne pourront ainsi plus distribués leur repas chauds, tandis que faute de moyens les équipes mobiles  ne pourront plus assurer la totalité de leur tournées. Ayant du fermer son centre d'hébergement parisien, le Samu social de Paris aurait ainsi déjà réorienté près de 111 familles services d'urgence d'hôpitaux franciliens.

Comble pour des organismes d'aide sociale d'urgence, des licenciements sont également à prévoir.

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