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CAF : la tension monte dans les antennes surchargées

Article publié le 20/01/2012 à 14:22

Malgré un "retour à la normale" annoncé en mai 2011, les caisses d'allocations familiales ne désemplissent pas. Avec une crise sociale qui s'intensifie, les caisses doivent trouver de plus en plus de dossiers.

CAF : la tension monte dans les antennes surchargées

Des fermetures pour rattraper le retard

Depuis presque un an, de nombreuses caisses d'allocations familiales (CAF) ont dû fermer leur portes un peu partout en France. Des fermetures, à la base, exceptionnelles, dues à un retard conséquent dans le traitement des dossiers.

Dans les faits, les agents étaient ainsi mobilisés pour traiter en masse les dossiers en attente, bloquant ainsi l'accueil au public afin de ne pas surcharger davantage les services.

Depuis, ce procédé apparait comme quasi systématique, certaines caisses n'ouvrant plus que le matin ou réduisant que quelques jours leurs accueils.

Pour exemple, à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines (78), la caisse du Val-Fourré n'ouvre désormais plus qu'en matinée. Un coup dur pour ses allocataires qui s'entassent a désormais dans des files de queues interminables.

Des tensions de plus en plus fortes

Frôlant les stéréotypes de l'administration, l'attente dure parfois près d'une heure, générant périodiquement des tensions. Pour le personnel, les conditions de travail en sont d'autant plus dégradé.

En Meurthe-et-Moselle (54), à Nancy plus exactement, le personnel s'est ainsi mis en grève. D'après l'Est Républicain, plusieurs CRS auraient même été détaches pour éviter certaines interventions de militants du collectif CRISE.

Plan d'urgence à la CAF du Var (83)

À la CAF du Var, un plan d'urgence a été de nouveau décrété. Faisant face à une situation très dégradée selon Patrick Deroux son directeur, la CAF mobilise ses agents à base d'heures supplémentaires pour les volontaires, ou encore de gel des RTT.

"Les délais [de traitement des dossiers] vont au-delà d’un mois, voire plus de trois mois pour les dossiers qui font des aller-retour" explique M. Deroux au journal LA Marseillaise.

"Nous sommes saturés par les nouvelles demandes. Il y a trop de nouveaux courriers qui nous empêchent d’avancer dans les traitements. Un phénomène qui est lié à la crise. Mais aussi depuis trois ans, nous avons des difficultés à faire face à nos charges, en raison de nouvelles missions " dénonce t-il.

Pour les allocataires, l'accueil de "toutes les permanences du département, hormis celui de Toulon pour les urgences" sera fermé jusqu'au 20 janvier. Du 23 janvier au 7 février, ces accueils "seront réservés en priorité à l’instruction des dossiers RSA".

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