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Familles monoparentales : 10 propositions pour réformer les allocations

Article publié le 18/02/2013 à 17:41

Ce vendredi 15 février, la fondation « K d’Urgences » a livré 10 propositions à l’Élysée visant à améliorer le quotidien des familles monoparentales. Parmi ces propositions, la réforme des allocations familiales tient une place de choix.

Familles monoparentales : 10 propositions pour réformer les allocations

Une fondation d’aide aux familles monoparentales

Le 15 février dernier, Christine Kelly a remis à l’Élysée une dizaine de propositions visant à sortir les familles monoparentales d’une précarité trop souvent présente.

En France, il y a 1,76 million de familles monoparentales composées d’enfants de moins de 25 ans. Dans 85 % des cas, ce sont les mères qui sont à la tête de ces familles. Au total, ce sont 3 millions d’enfants qui vivent qu’avec un de leurs parents. Près d’un tiers de ces familles vivent sous le seuil de pauvreté.

Il y a 3 ans, Christine Kelly, journaliste et écrivaine, a décidé de créer la fondation « K d’Urgences » pour venir en aide à ces familles « laissées pour compte ». Pour la présidente de la fondation, ces foyers sont « les premières victimes de la crise ».

10 propositions faites au gouvernement

Dans le cadre d’un colloque organisé ce lundi 18 février, « K d’Urgences » est revenu sur les différentes propositions présentées au gouvernement.

La fondation propose par exemple la réalisation de campagnes d’information, car « trop de familles ignorent qu’elles peuvent solliciter la caisse d’allocations familiales ou un huissier dans ces cas-là ».

Elle suggère aussi de réserver, en maternelles et en crèches, des places pour les enfants de moins de 3 ans issus de familles monoparentales. Elle encourage également la création de crèches à horaires atypiques et demande une réforme des allocations familiales.

Selon elle, « il faut avoir le courage de verser ces allocations dès le premier enfant au parent qui l’élève seul », car la majorité de ces familles n’a qu’un enfant, mais ne bénéficie « même pas de la solidarité nationale universelle de base ».

Christine Kelly est consciente que ces propositions ont un coût et arrivent au moment où les fonds de la branche famille sont au plus bas, mais elle demande que le débat soit au moins ouvert.