Menu Search

La CNAF opposée à la politique de réforme du gouvernement

Article publié le 06/06/2013 à 10:38

La CNAF s’est doublement opposée au cours de ces derniers jours à la politique du gouvernement. Son président, Jean-Louis Deroussen (CFTC), ne veut pas financer la réforme de rythmes scolaires et s’oppose à la baisse du plafond du quotient familial.

La CNAF opposée à la politique de réforme du gouvernement

La CNAF face à la réforme des rythmes scolaire

Le gouvernement a annoncé en fin de semaine dernière que le financement du fonds d’amorçage de la réforme des rythmes scolaires serait laissé à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).

« J’ai appris qu’il n’y aurait pas de fonds d’amorçage de l’État. Le gouvernement demande aujourd’hui à la CNAF de le suppléer et de verser le fonds d’amorçage aux communes selon les modalités prévues initialement », s’est insurgé Jean-Louis Deroussen, le président de la CNAF.

La CNAF s’attendait en effet à ce qu’il y ait deux types de financement : d’une part le fonds d’amorçage de l’État, versé aux communes par le biais des préfectures et d’autre part une enveloppe prise sur le Fonds national d’action sociale (Fnas) de la CNAF, d’un montant équivalent.

Dans le cadre de l’effort en faveur de la petite enfance, le gouvernement a en effet prévu d’augmenter le Fnas de 2 milliards d’euros d’ici cinq ans. Ce fonds servira donc vraisemblablement à financer les quelques communes qui ont choisi de passer aux nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée prochaine.

La CNAF face à la réforme de la politique familiale

La CNAF se place également en opposition à la réforme des allocations familiales. Jean-Louis Deroussen, le président (CFTC) de la CNAF a déclaré sur RMC le 4 juin que la branche famille était « structurellement excédentaire. Les prestations sont revalorisées comme les prix, alors que nos recettes sont plus dynamiques. La caisse est mécaniquement en équilibre, on nous regarde avec des yeux d’envie, et on nous fait porter des charges nouvelles ».

Selon lui, la baisse du plafond du quotient familial ne touchera pas que les plus riches : « À partir, de 5 000 euros par mois, une famille avec deux enfants n’est pas forcément une famille aisée. C’est parfois dur. Le coût de l’enfant, quelques activités, un logement, on a parfois l’impression de tirer la langue pour y arriver ».

Pourtant, selon le Huffington Post, un salarié qui touche plus de 2 500 euros nets par mois fait partie des 20 % de Français les plus riches. Avec 3 000 euros par mois, il fait partie des 13 % les plus riches. D’autre part, le plafonnement du quotient familial touchera les foyers dont le revenu mensuel dépasse 5 850 euros.

Source image : Wikimédia Commons (International Social Security Association/CC-by-sa)