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Le 1er ministre britannique s'attaque lui aussi aux aides sociales

Article publié le 09/04/2013 à 15:41

Tel l'UMP, en France qui fustigeait les bénéficiaires de l'allocation de solidarité, David Cameron, le premier ministre britannique s'attaque aux « assistés » de la Couronne. Pour lui, vivre des aides sociales est un « choix de vie. »

Le 1er ministre britannique s'attaque lui aussi aux aides sociales

David Cameron, le premier ministre britannique a déclaré dans The Sun que vivre des prestations sociales était devenu pour certains un « choix de style de vie » : « L’Etat-providence a été inventé pour aider les personnes à sortir de la pauvreté, mais il a piégé trop de gens en les maintenant dans ce système. Il devait être une mesure provisoire en période difficile, mais il est devenu un choix de style de vie pour certains ».

Cameron défend sa réforme sociale

Le premier ministre a fait cette déclaration dans le cadre de sa grande réforme des prestations sociales, annoncée il y a quelques semaines. David Cameron a souhaité une réforme de très grande ampleur. Elle prévoit surtout de restreindre les droits des immigrés en ce qui concerne l’attribution de l’aide au logement, de l’indemnité-chômage et l’accès au système de santé.

Cette réforme prévoit de plafonner les allocations chômage pour les personnes en âge de travailler c’est-à-dire qui ont entre 16 et 64 ans, soit presque tous les allocataires. La réforme comprend également une diminution de l’aide au logement quand le logement social est jugé plus grand que les besoins de la famille et également une refonte de l’aide aux personnes handicapées.

La politique du « travailleur »

La politique de Cameron rappelle celle défendue par le gouvernement UMP il y a deux ans : « Nous faisons de grands changements dictés par un principe simple : rétablir la justice qui devrait être au cœur de notre système social et de notre fiscalité (…) Nous disons à toute personne qui travaille dur dans notre pays : nous sommes à vos côtés », précise David Cameron dans The Sun.

« Personne ne veut travailler dur et voir ses revenus âprement gagnés utilisés à financer des choses qu’il ne peut pas s’offrir ou à maintenir dans la dépendance des générations », poursuit-il.

Comme le souligne le quotidien Le Soir, cette réforme est en réalité justifiée par une politique d’austérité et vise à réduire un déficit public de 70 milliards de livres selon l’Office national des statistiques.