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Réforme des allocations : le gouvernement privilégie la dégressivité

Article publié le 10/04/2013 à 17:28

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a confirmé ce matin que la diminution des allocations familiales pour les hauts revenus était la « piste principale à l’étude » dans le cadre de la réforme à venir.

Réforme des allocations : le gouvernement privilégie la dégressivité

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a affirmé ce matin, mercredi 10 avril, sur les ondes de la radio RTL que l’idée d’une diminution des allocations familiales pour les hauts revenus restait « la piste principale à l’étude » dans le projet de réforme des allocations familiales.

Économiser 2,2 milliards d’euros en 3 ans

L’objectif actuel du gouvernement est, tel que l’a présenté Bertrand Fragonard il y a plusieurs mois, d’économiser 2,2 milliards d’euros sur les prestations familiales, dans un délai de trois ans. Plusieurs solutions ont alors été évoquées. L’une d’elles, visant à une répartition plus égalitaire des prestations sociales, était déjà envisagée comme la plus judicieuse. C’est ce qu’a confirmé la ministre des Affaires sociales et de la Santé ce matin.

Une politique familiale plus juste

Plusieurs sondages réalisés ces derniers mois ont montré que les Français étaient plutôt favorables à l’abaissement des allocations pour les foyers aux plus hauts revenus. Pour le gouvernement, il s’agit également de la piste la plus sérieusement envisagée, notamment car en plus de permettre de réaliser des économies, elle rétablit une certaine justice dans la politique familiale du pays.

« Est-ce que vous trouvez normal qu’une famille qui a 10 000 euros par mois touche les mêmes allocations familiales qu’une famille qui trouve trois fois moins ? La réponse est non, je trouve que ce n’est pas normal dans une perspective de justice » a déclaré la ministre sur RTL.

Les allocations familiales, pour tous les foyers, quels que soient leurs revenus, avaient en effet été mises en place dans le but de favoriser la natalité à une période où le pays en avait besoin. La ministre souligne désormais que « la politique familiale aujourd’hui ne peut être la même qu’il y a une dizaine d’années, il y a des efforts à faire pour développer les places en crèches (…) et soutenir certaines familles davantage que d’autres. »

La décision n’est toutefois pas encore prise, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu’il présentera dans les semaines qui viennent les « options de travail » retenues par le gouvernement.