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Une prime d’activité pour remplacer le RSA ?

Article publié le 21/06/2013 à 10:07

Le gouvernement a demandé au député Christophe Sirugue de réfléchir à une réforme du RSA et de la PPE. Plusieurs pistes ont été évoquées dans le but de simplifier ces aides destinés aux travailleurs pauvres.

Une prime d’activité pour remplacer le RSA ?

Des pistes pour simplifier les aides

Pour tenter de simplifier les aides aux travailleurs précaires et afin de « favoriser autant que possible l’incitation à l’emploi », le premier ministre a confié, en mars dernier, à Christophe Sirugue la mission de trouver « une nouvelle articulation entre la prime pour l’emploi et le RSA activité ».

Le député a déclaré à l’AFP qu’il envisageait « 4 pistes », mais que l’objectif n’était pas forcément de réformer, mais plutôt de remplacer les aides actuelles. Le rapport devrait être remis au gouvernement pendant le mois de juillet.

Cette demande du gouvernement a été faite suite au constat que parmi les personnes pouvant avoir droit au revenu de solidarité active (RSA), 2 tiers ne le demandaient pas, principalement à cause de sa « complexité » ou par peur d’être stigmatisées.

Les 4 solutions envisagées sont : le maintien de la seule prime pour l’emploi (PPE), le maintien du seul RSA-activité, le remplacement des 2 par une baisse de cotisations salariales ou bien le remplacement des 2 par une « prime d’activité »

Une « prime d’activité » pour les travailleurs précaires

Le RSA, versé aux personnes ayant un petit salaire et la PPE qui est un crédit d’impôt attribué sous condition de ressources, pourraient donc être remplacés par une « prime d’activité ».

Concernant cette dernière, Christophe Sirugue explique que « le travail n’est pas terminé, car c’est une mécanique d’individualisation qui nécessite des dispositifs complémentaires pour bien couvrir les personnes qui sont le plus dans le besoin ».

Si elle est appliquée, cette « prime d’activité » serait versée chaque mois aux travailleurs dont les revenus sont inférieurs à 1.2 SMIC, soit un peu plus de 1400 euros bruts.

Image : le député socialiste Christophe Sirugue (Laurent GUEDON/CC-by-sa)

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