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Des économies envisagées sur les retraites complémentaires

Article publié le 17/01/2013 à 16:55

Pour réduire le déficit des régimes des retraites complémentaires, le Medef propose de ne revaloriser que de 0,3 % les pensions. Les syndicats ne sont pas de cet avis et se sont fait entendre lors des séances de négociations.

Des économies envisagées sur les retraites complémentaires

Le Medef envisage de faire des économies sur les retraites complémentaires

Au moment d’une nouvelle séance de négociation, le Medef a annoncé ne plus vouloir augmenter les pensions des retraites complémentaires par rapport à l’inflation. Il précise qu’il s’agirait de désindexer partiellement, à partir du 1er avril, les pensions complémentaires.

De fait, en 2013, leur hausse ne devrait pas dépasser les 0,3 %. Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, ne se dit pas contre l’idée et estime que le « gouvernement ne pourra pas ne pas en tenir compte » dans la future réforme des retraites.

Le patronat a également proposé, à plus ou moins long terme, le recul de l’âge d’accès à la retraite de 62 à 64 ans d’ici 2027.

Les syndicats désapprouvent ce plan de rigueur

Les syndicats, eux, s’insurgent et s’opposent à ces propositions. Ils estiment que la première mesure relative aux pensions des retraites revient « quasiment à un gel ». Pour la CGT, le Medef prend des « mesures régressives ».

La CFDT, elle, n’est pas vraiment contre le fait de désindexer les retraites complémentaires, mais souhaite protéger les retraités les plus modestes.

Selon son chef, Jean-Louis Malys, « Sans stigmatiser les grosses retraites qui perçoivent 60 % des pensions versées, on ne peut pas frapper tout le monde de la même manière ».

Consciente du fait que même si ces propositions ne conviennent pas, il est nécessaire de prendre des mesures d’urgence pour sauver le système français, la CGT a présenté des contrepropositions, concernant principalement des hausses de cotisations patronales.