Connaître précisément les conditions AAH vous évite de perdre du temps sur un dossier inadéquat et optimise vos chances d’obtenir cette allocation vitale. L’Allocation aux Adultes Handicapés représente souvent le seul revenu disponible pour les personnes en situation de handicap, mais ses critères d’attribution restent stricts et méconnus. Une demande mal préparée peut retarder de plusieurs mois l’obtention de vos droits.
Maîtriser les critères d’éligibilité AAH vous permet également d’anticiper l’évaluation de la MDPH et de constituer un dossier médical solide. Cette allocation de la CAF ou MSA peut atteindre 1 033,32 € mensuels et s’accompagner de compléments spécifiques selon votre situation. Chaque condition négligée peut compromettre définitivement votre demande et vous priver de ressources essentielles.
Voici un aperçu des principales conditions AAH :
| Type de condition | Critère principal | Seuil ou détail |
|---|---|---|
| Médicale | Taux d’incapacité | ≥ 80% ou 50-79% avec restriction emploi |
| Administrative | Âge minimum | 20 ans (16 ans si autonomie) |
| Résidence | Domicile stable | France métropole ou outre-mer |
| Financière | Plafond ressources | Variable selon situation familiale |
• Le taux d’incapacité de 80% donne droit automatiquement à l’AAH
• Entre 50-79%, il faut prouver une restriction durable d’accès à l’emploi
• Aucune liste fermée de maladies : c’est l’impact fonctionnel qui compte
• La MDPH évalue chaque dossier individuellement selon un guide-barème
• Les ressources du foyer ne doivent pas dépasser les plafonds définis
Quelles sont les conditions médicales pour l’AAH ?

Les conditions médicales AAH constituent le critère principal d’attribution et déterminent votre éligibilité selon l’impact de votre handicap.
Taux d’incapacité de 80% ou plus
Un taux d’incapacité égal ou supérieur à 80% vous donne automatiquement droit à l’AAH sans autre condition médicale. Ce taux correspond à un handicap sévère qui limite considérablement votre autonomie dans la vie quotidienne et votre capacité de travail.
La MDPH évalue ce taux selon un guide-barème officiel qui mesure l’impact de votre handicap sur différents domaines : mobilité, communication, vie sociale, aptitudes professionnelles. Cette évaluation globale prend en compte non seulement votre pathologie mais aussi ses conséquences concrètes sur votre quotidien.
Taux entre 50% et 79% avec restriction d’emploi
Pour un taux d’incapacité entre 50% et 79%, vous devez démontrer que votre handicap entraîne une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi. Cette condition supplémentaire vise à identifier les personnes dont le handicap, bien que modéré, compromet significativement les possibilités professionnelles.
La restriction substantielle et durable s’apprécie sur votre capacité réelle à exercer une activité professionnelle compte tenu de votre handicap. Les équipes de la MDPH analysent vos limitations fonctionnelles, votre niveau de formation, votre expérience professionnelle et les adaptations nécessaires pour déterminer cette restriction.
Pathologies et maladies éligibles AAH
Aucune liste fermée de maladies n’existe pour l’AAH : c’est l’impact fonctionnel de votre état de santé qui détermine l’éligibilité. Cependant, certaines catégories de pathologies sont fréquemment reconnues selon leur degré d’invalidité.
- Les maladies neurologiques et dégénératives comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, l’épilepsie sévère, la SLA ou les séquelles d’AVC peuvent justifier l’attribution de l’AAH selon leur évolution et leurs conséquences.
- Les troubles psychiatriques et psychiques incluent la dépression sévère, la schizophrénie, les troubles bipolaires, les troubles anxieux invalidants et l’autisme. Ces pathologies sont évaluées selon leur retentissement sur votre vie sociale et professionnelle.
- Les maladies chroniques invalidantes comme le diabète compliqué, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, la fibromyalgie ou les insuffisances d’organes peuvent ouvrir droit à l’AAH selon leur sévérité et leurs complications.
Les conditions générales d’attribution de l’AAH définissent un cadre réglementaire strict, mais il est essentiel de comprendre concrètement quelles maladies permettent de toucher l’AAH pour évaluer vos chances d’éligibilité. Une liste pratique qui complète utilement la compréhension des critères administratifs.
Quelles conditions administratives pour bénéficier de l’AAH ?

Les conditions administratives AAH encadrent l’accès à cette allocation selon des critères d’âge, de résidence et de ressources.
Âge minimum requis
L’âge minimum pour percevoir l’AAH est fixé à 20 ans. Cette condition vise à distinguer l’AAH des allocations destinées aux enfants handicapés pris en charge par leurs parents.
Exceptionnellement, vous pouvez bénéficier de l’AAH dès 16 ans si vous n’êtes plus considéré à la charge de vos parents. Cette situation particulière concerne les jeunes émancipés ou vivant de manière autonome avec des ressources propres insuffisantes.
Résidence stable en France
Une résidence stable et régulière en France constitue une condition obligatoire pour percevoir l’AAH. Cette exigence s’applique aussi bien à la métropole qu’aux départements et collectivités d’outre-mer.
La notion de résidence stable implique que la France soit votre lieu de vie habituel et non un simple séjour temporaire. Les autorités vérifient cette condition par différents documents : justificatifs de domicile, attestations d’hébergement, preuves de vie sociale en France.
Plafond de ressources du foyer
Vos ressources et celles de votre foyer ne doivent pas dépasser les plafonds définis annuellement. Ces plafonds varient selon votre situation familiale : personne seule, couple, nombre d’enfants à charge.
Le calcul des ressources prend en compte l’ensemble des revenus de votre foyer : salaires, pensions, allocations, revenus du patrimoine. Certaines ressources peuvent être exclues ou faire l’objet d’abattements spécifiques selon la réglementation en vigueur.
Comment faire une demande AAH selon les conditions ?
La procédure de demande AAH suit des étapes précises pour évaluer votre éligibilité selon toutes les conditions requises.
Constitution du dossier médical
Complétez le formulaire Cerfa n°15692*01 en détaillant précisément votre situation médicale et ses conséquences sur votre vie quotidienne. Ce formulaire constitue la base de l’évaluation de votre dossier par les équipes de la MDPH.
Joignez un certificat médical détaillé rédigé par votre médecin traitant ou spécialiste, accompagné de tous les comptes-rendus médicaux, bulletins d’hospitalisation, résultats d’examens et courriers de spécialistes. Plus votre dossier médical sera complet, mieux la MDPH pourra évaluer votre situation.
Dépôt et instruction du dossier
Déposez votre dossier complet à la MDPH de votre département de résidence. Cette structure départementale centralise toutes les demandes liées au handicap et coordonne l’évaluation pluridisciplinaire de votre situation.
La CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) statue sur votre taux d’incapacité et votre éligibilité à l’AAH. Une fois l’accord obtenu, la CAF ou la MSA verse l’allocation selon votre régime d’affiliation.
Quel montant AAH selon les conditions remplies ?

Le montant de l’AAH varie selon votre taux d’incapacité et vos ressources, avec possibilité de compléments spécifiques.
Montant de base et calcul
Le montant maximal de l’AAH atteint 1 033,32 € mensuels depuis avril 2025 pour une personne sans ressources avec un taux d’incapacité de 80% ou plus. Ce montant diminue proportionnellement si vous percevez d’autres revenus.
Le calcul tient compte de vos ressources déclarées et applique les abattements réglementaires selon votre situation. Pour un taux entre 50% et 79%, le montant peut être réduit selon l’évaluation de votre capacité de travail.
Compléments et majorations possibles
La Majoration pour la Vie Autonome (MVA) peut compléter votre AAH si vous vivez dans un logement indépendant et percevez l’allocation à taux plein. Cette majoration reconnaît les surcoûts liés à la vie autonome des personnes handicapées.
D’autres aides peuvent se cumuler avec l’AAH selon votre situation : aide au logement, compléments départementaux, prestations de compensation du handicap. Ces dispositifs visent à améliorer votre niveau de vie et votre autonomie.
Respecter toutes les conditions AAH optimise vos chances d’obtenir cette allocation essentielle à votre autonomie financière. Chaque critère médical, administratif et financier doit être soigneusement documenté dans votre dossier MDPH. N’hésitez pas à vous faire accompagner par les services sociaux ou les associations spécialisées pour constituer un dossier solide et complet. Avez-vous des questions spécifiques sur les conditions AAH ? Partagez votre situation en commentaire pour obtenir des conseils personnalisés.
Passionné par le soutien aux familles, je partage sur mon blog des informations détaillées sur les aides sociales ainsi que sur divers sujets liés à la vie familiale. Mon objectif est d’offrir des ressources et des conseils pratiques pour accompagner les familles dans leur quotidien.