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Contrepartie au RSA : des tensions en haut lieu

Article publié le 08/06/2011 à 16:17

On pensait la polémique éteint, et pourtant il n'en est rien. Alors que le dispositif souffle ses deux bougies, la majorité UMP souhaite mettre en place de nouvelles contreparties sur son volet "activité". Martin Hirsch, l'instigateur du RSA monte au créneau.

Contrepartie au RSA : des tensions en haut lieu

L'UMP veut plus d'activité

Ce mercredi, les élus UMP devraient ainsi se pencher sur la question des "droits et devoirs" des usager vis à vis de la protection sociale, au cours de la convention baptisée "justice sociale" organisée par le secrétaire général du parti, Jean-François Copé.

À l'ordre du jour est ainsi prévu un débat sur la mise en place de nouvelles contraintes pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). La plupart des élus de la majorité souhaitent en effet instaurer une contrainte de travail effectif pour les bénéficiaires du RSA activité en "contrepartie " de cette aide.

Le mois dernier une proposition similaire avait suscité l'émoi et l'indignation de nombreux usagers et élus de tous bords. À l'époque, le secrétaire d'État aux affaires européennes, Laurent Wauquiez souhaitait la mise en place d'une contrepartie pour les bénéficiaires du RSA socle, sous la forme d'un travail obligatoire gratuit de 5 heures par semaine.

Des contreparties déjà existantes

Du coté des opposants on regrette à nouveau ce débat. Principal défendeur du système actuel, le "père" du RSA  Martin Hirsch dénonce pour sa part une "entourloupe" du gouvernement. Comme le rappelle ce dernier  des sanctions sont déjà en place contre les éventuels "profiteurs" du système. En effet, ces derniers sont tenus à une obligation de recherche d'emploi auprès du Pôle Emploi. À défaut, les bénéficiaires se voient alors radiés du dispositif.

Pour les opposants à une réforme obligatoire, les propositions  présentées par la majorité sont d'autant plus intolérables puisque l'État bénéficie déjà d'un retour positif de 999 millions d'euros. En effet, selon le rapport budgétaire présenté le 1er juin en Conseil des ministres, en 2010 les comptes du fonds national du RSA auraient enregistrés des recettes de 2,527 milliards d'euros contre 1,528 milliards de dépenses.

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