C’est une nouvelle qui risque de faire grincer des dents dans les campus : une réforme des bourses étudiantes est sur la table, et pour la financer, certaines aides pourraient être réduites. Parmi elles, l’allocation personnalisée au logement (APL), essentielle pour des centaines de milliers d’étudiants, serait particulièrement visée.
La précarité étudiante, un problème persistant
La vie étudiante est de plus en plus coûteuse : loyers élevés, transports, alimentation, frais scolaires ou encore soins de santé. Malgré les aides existantes, beaucoup de jeunes peinent à s’en sortir.
Selon l’Observatoire de la vie étudiante, un étudiant sur deux doit travailler pour financer ses études. Mais cette solution de survie met souvent en péril la réussite académique, surtout chez les plus fragiles.
Actuellement, les étudiants peuvent bénéficier :
- des APL, qui réduisent le poids du loyer chaque mois ;
- des bourses sur critères sociaux, calculées selon les revenus parentaux ;
- d’aides ponctuelles comme le fonds d’urgence ;
- ou encore des repas CROUS à 1 euro.
Malgré ces dispositifs, le constat reste sévère : le système ne compense pas suffisamment la hausse continue du coût de la vie étudiante, notamment dans les grandes villes.
Les APL dans le viseur des parlementaires
Pour réformer en profondeur les bourses sur critères sociaux, il faut trouver entre 300 et 600 millions d’euros, selon la Direction générale de l’enseignement supérieur. Un récent rapport de la commission des Finances de l’Assemblée nationale avance plusieurs pistes de financement.
Parmi elles, la restriction de l’accès aux APL. Deux options sont évoquées :
- réserver l’aide uniquement aux jeunes issus de familles modestes ou de la classe moyenne ;
- ou prendre en compte les revenus parentaux dans le calcul des droits.
Cette dernière mesure vise à corriger une inégalité soulignée par la DREES : en 2025, près de 45 % des étudiants bénéficiaires de l’APL appartiennent aux 30 % des foyers les plus riches. Le coût pour les finances publiques est estimé entre 400 et 500 millions d’euros par an.
D’autres avantages fiscaux menacés
Le rapport parlementaire ne s’arrête pas aux APL. La réduction d’impôt pour frais de scolarité pourrait également disparaître. Aujourd’hui, elle concerne les familles dont les enfants sont au collège, au lycée ou dans l’enseignement supérieur. Mais la Cour des comptes a pointé en 2024 son manque d’efficacité, estimant qu’elle ne constitue pas une aide réellement adaptée. Montant total en jeu : 218 millions d’euros.

Marc Fouquenet est un auteur spécialisé pour aidefamille.fr, un site dédié aux familles et à l’accompagnement dans les démarches sociales, allocations familiales, gestion de budget, et bien plus encore. Grâce à son expertise en politiques d’aide aux familles, il propose des articles clairs et pratiques pour favoriser le bien‑être familial. Toujours à l’écoute des préoccupations des parents, Marc apporte une réelle valeur ajoutée par ses conseils concrets et adaptés.