Dès le 1er septembre, une évolution importante entre en vigueur concernant le complément de libre choix du mode de garde (CMG). Jusqu’ici réservé aux enfants de moins de 6 ans, ce coup de pouce de la CAF va désormais être accessible, sous conditions, aux familles monoparentales jusqu’aux 12 ans de leurs enfants. Une réforme qui promet plus d’équité, mais qui s’accompagne aussi de changements notables dans son calcul.
Un mode de calcul plus personnalisé
Jusqu’à présent, le CMG reposait sur un système assez rigide : le montant versé était fixe (avec une distinction selon la tranche de revenus), à condition que la garde dépasse 16 heures par mois.
Désormais, place à un dispositif plus fin et plus adapté à la réalité des familles. Plusieurs critères seront pris en compte :
- les ressources du foyer,
- le nombre d’enfants à charge,
- le coût réel de la garde,
- la rémunération de l’assistant maternel ou de la garde à domicile,
- et surtout, le nombre exact d’heures de garde effectuées.
Cette réforme met donc fin à l’ancien seuil minimal de 16 heures, et supprime la distinction entre les moins de 3 ans et les 3-6 ans, qui entraînait auparavant un doublement automatique de l’aide pour les plus jeunes.
Une extension bienvenue pour les familles monoparentales
La nouveauté la plus marquante reste l’élargissement du dispositif aux enfants de familles monoparentales jusqu’à 12 ans. Concrètement, une mère ou un père élevant seul ses enfants pourra bénéficier du CMG pour financer des heures de garde en périscolaire, pendant les vacances ou lors des journées de travail longues.
Ce changement concerne environ 13 % des bénéficiaires actuels, soit une part non négligeable. C’est un vrai soulagement pour ces familles, souvent confrontées à des contraintes financières et organisationnelles plus lourdes.
Une contrepartie : la fin de la majoration spécifique
Jusqu’ici, les familles monoparentales bénéficiaient d’une majoration de 30 % du montant du CMG. Cette bonification disparaît avec la réforme. Pour compenser, le gouvernement a augmenté l’enveloppe globale du dispositif : 600 millions d’euros supplémentaires viennent s’ajouter au budget déjà conséquent de 7 milliards.
Reste à voir, dans les faits, si ce nouveau mode de calcul sera réellement plus avantageux pour les familles les plus fragiles, notamment celles dont les frais de garde explosent dans les grandes villes.